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Comment raconter la culture : les 5 infos à retenir du 3e Off du Club de la Presse

Autofinancer un média ou pas ? Être présent sur les réseaux sociaux ? Quel soutien des politiques publiques ? Vous n’avez pas pu assister au troisième épisode du Off du Club de la presse organisé le 28 avril dernier avec la Cartonnerie, animé par Gilles Halais. Pas de soucis, voici les 5 infos qu’il ne fallait pas manquer !

Par Rémi Denne Tatté

1. Les 4 fantastiques

Comment la culture se raconte-t-elle ? Vaste programme. Pour en parler, quatre invités : Margot Reibel, fondatrice de la maison d’édition le Pavé rémois ; Alexandre Liébart, co-fondateur du fanzine Mish Mash ; Sébastien Gomes, fondateur du média indépendant associatif Bokal et Céline Bagot*, fondatrice du Pop Women Festival. Tous ont entre un et cinq ans d’existence et sont déjà aux cœurs des problématiques culturelles.

2. « Money money money »

Pour tous, le financement représente un enjeu clé. Margot Reibel pensait en créant sa maison d’édition que le premier livre financerait le second etc. Mais cela ne se passe pas comme prévu. “Je reçois des aides du Département et de la DRAC Grand Est mais elles sont plutôt aléatoires”. A contrario, le média Bokal s’autofinance grâce aux cotisations des bénévoles. « On n’a pas de modèle économique, car on n’a pratiquement rien à financer », explique Sébastien Gomes. Tout comme Mish Mash, qui repose sur le bon vouloir de ses lecteurs et des librairies indépendantes (Amory et La Belle Image) qui distribuent le fanzine.

3. Réseaux, Insta VS real life

“On a fait le choix de ne pas être sur les réseaux sociaux”, assume Mish Mash. Courageux, iconoclaste. “Nous ne nous retrouvons pas dans les valeurs des propriétaires des réseaux sociaux comme le groupe Méta, se justifie Alexandre Liébart. Le fait que Mish Mash ne soit pas notre source de revenus joue aussi un rôle”. 

4. Politicos

“Les réseaux sociaux sont aussi un accès à la culture pour tous”, défend une personne du public. L’année 2027 approche, et avec elle de nouveaux enjeux particulièrement politiques. “La prochaine présidentielle est ma principale peur, confie Céline Bagot, j’espère que la culture restera un sujet majeur”. Le Pop Women Festival coche selon elle toutes les cases des projets malheureusement clivants : “l’égalité femme/homme, l’accès populaire, les minorités de genres…”

5. Le club des somnambules

Et si vous et moi avions envie de promouvoir la culture ? “Ne vous posez pas trop de questions si vous souhaitez vous lancer !” répondent, unanimes, les intervenants. “Trompez-vous puis recommencez. Se lancer vaut mieux que de ne rien faire”, ajoute Sébastien Gomes. “N’ayez pas peur aussi de moins dormir”, plaisante Céline Bagot.

*Le groupe Morgane (gestionnaire notamment des Francofolies de La Rochelle) a remporté l’appel d’offres pour organiser le prochain festival de la BD d’Angoulême. Céline Bagot en sera la codirectrice avec Marie Parisot, ancienne directrice marketing des éditions Dargaud